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Mahmoud Darwich à l’IMA

Dix ans après sa disparition, l’institut du Monde Arabe rend hommage à Mahmoud Darwich (1941 – 2008) l’un des plus grands poètes de langue arabe lors d’un festival pluridisciplinaire « Les exils de Mahmoud Darwich » qui aura lieu du 19 au 23 septembre.

Surnommé «Le poète de la Palestine» ou «Le poète de la résistance», son oeuvre magistrale rayonne à travers le monde et influence fortement la création contemporaine aussi bien en orient qu’en occident.

Pendant 5 jours, l’IMA donne carte blanche à différents artistes pour qui le poète est une source d’inspiration et de réflexion. Ils nous inviteront à découvrir les rêves, les espoirs, les illusions et la quête d’amour du poète défunt à travers des lectures, des concerts, des expositions, des performances, mais également des débats, des pièces de théâtre et des documentaires.

Mahmoud Darwich est né en 1941 à Birwa, près de Saint-Jean-d’Acre en Palestine. En 1948, après la proclamation de l’Etat d’Israël, son village est détruit et sa famille se réfugie au Liban. Il revient clandestinement en Palestine où il poursuit ses études avant d’entamer une carrière de journaliste et de publier ses premiers poèmes (Oiseaux sans ailes, 1960). Son militantisme au sein du parti communiste israélien lui vaut maints emprisonnements et une longue assignation à résidence à Haïfa (Israël) jusqu’en 1970. Il s’exile alors au Caire, puis à Beyrouth, Tunis, et Paris, avant de s’établir à Ramallah. Il s’est éteint le 9 août 2008 à Houston, Texas.

Le poète avait pour habitude de dire « Je suis ma langue ». C’était pour lui une façon de définir son identité. Gage de son « arabité », cette langue est centrale dans son travail. Un moyen pour ce Palestinien longtemps exilé, de militer et de signifier son engagement pour le droit à la liberté d’opinion, d’expression et de circulation.

Programme complet ici : https://bit.ly/2NgAwzg

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