BLOG EN BOIS ESSAI PEUGEOT 208 GTI 39 550x296 Essai Peugeot 208 GTi

Peugeot opère depuis quelques temps un renouveau avec son lien ancestral à la sportivité automobile. Une décision qui n’est pas sans déplaire aux fans de la marque, et surtout de sa présence en rallye, qui a marqué l’histoire. N’oublions pas également la très célèbre 205 GTi, l’une des plus fameuses youngtimers, qui nous a fait rêver lors de notre enfance et qui ornait les murs de notre chambre, sous forme de poster ou de miniature.

L’annonce et la sortie de la 208 GTi ont été fortement appuyées par la marque, avec la présence du nonuple champion du monde des rallyes, Sébastien Loeb, pour la course de Pikes Peak 2013, au volant d’une 208 T16, au rapport poids/puissance défiant la folie. Ajoutez à cela sa victoire et le record de la montée explosée, et vous obtiendrez comme résultat, une communication autour de la 208 GTi, bien huilée et prête pour sa promo !

Passons donc au test de cette dernière mouture sportive des versions 200 de Peugeot.  Pour la première fois depuis longtemps, la marque abandonne le label RC, qui fut prépondérant pour les modèles 206 et 207, afin de mettre en avant les versions sportives de ces dernières, résultant il faut le dire, de 2 échecs, en terme de vente mais aussi d’attente sur le côté sportif de ces citadines.

Peugeot a donc décidé de faire un « back to basic » en réintroduisant le label GTi, qui n’était plus présent depuis notre chère 205. Rappelez-vous également de la 205 T16 de Ari Vatanen, qui avait conquis le Pikes Peak à son époque. Mais pour les fans de la marque, un GTi ça se mérite, gare donc aux fautes de parcours qui pourraient se payer chère !

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L’extérieur

Après avoir récupéré la 208 GTi qui sera mienne le temps d’un week-end, je pose mes affaires à son bord et m’arrête quelques instants à faire le tour de la citadine, pour contempler son design. Au bout du 3e tour méticuleux, je me résigne à la conclusion suivante : mise à part les inserts de custode estampillés GTi, rien ou presque ne vient transpirer la sportivité sur cette 208 GTi.

Une totale discrétion qui fait de ce modèle,  une voiture des plus communes, se faufilant  dans la circulation sans attirer aucun regard. Un choque peut-être pour moi, qui suis habitué aux ailes élargies de la Clio RS ou aux ouïes et doubles sorties de la Corsa OPC. Mais qu’importe, comme on dit, l’habit ne fait pas le moine ! Et ce petit moine me donne une réelle bonne impression, dans ce livré rouge, du plus bel effet.

En imposant son regard sur les différents angles de l’auto, mon sourire de puriste apparaît, en remarquant les diverses finitions sportives de la bestiole. C’est pour moi, la face avant qui est la plus réussie, avec ce regard digne d’un félin de la savane, cette superbe calandre en damier,  et ce jonc de bas de calandre rouge, venant affirmer les gênes de sportive élégante mais racée de l’engin.

Les passages de roues sont clairement élargis par rapport à la version classique, et viennent enrober les jantes en alu de 17 pouces, les étriers de freins rouges et les cabochons de jantes diamantés.

Ces passages de roues marquent le début d’une traversée des ailes, qui vient se terminer finement par les inserts de custodes GTi, me rappelant une certaine 205 GTi

A l’arrière on retrouve un béquet venant affirmer, une nouvelle fois, que nous ne sommes pas en présence d’une version diesel, et une double canule d’échappement trapézoïdale, insérer joliment dans la jupe noire brillante.

Pour faire court, vous avez affaire ici à une sportive discrète mais raffinée. Le premier coup d’œil ne nous donne pas cette impression, mais en s’attardant dessus, on remarque que les équipes de design Peugeot ont fait un très bon travail de renouveau, tout en gardant les gênes de son illustre ancêtre, la 205 GTi. Bravo Peugeot !

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L’intérieur

A l’intérieur, c’est une autre histoire. La discrétion que j’avais tant appréciée précédemment est mise à mal, par quelques détails imposants, malheureusement trop souvent présents  dans les citadines sportives. Je parle ici des portières et de la console centrale, recouvertes par une sorte de fondu rouge/noir, devant je pense, insister sur le caractère sportif de la 208. Pour ma part c’est moche, pas très qualitatif, et il ne s’agit que de poudre aux yeux inutile.

Bref, mise à part cela, l’ensemble reste plutôt harmonieux et discret. Volant, pédalier, pommeau de vitesses, de nombreux détails chromés viennent qualifier cet intérieur. Le revêtement du tableau de bord en TEP, une sorte de néoprène donnant un rendu cuir, est du plus bel effet, mais malheureusement trop peu présent. Les sièges, cuir et tissu, sont de bonne facture, avec ce logo GTi brodé dessus même s’ils manquent de maintiens latéraux, dû à une mousse trop souple.

Point très positif également pour l’écran tactile 7’’ et son système de bord, très ergonomique et d’une prise en main des plus aisées. Il y a très peu de menus, on trouve donc instantanément l’essentiel : navigation, musique, réglages divers. Malgré un design très succinct, ce dernier me rappelle un certain Audi MMI, dans son utilisation. Un très bon point, car pour moi, le Audi MMI reste une référence, en la matière.

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Conduite

Lorsque l’on prend le volant de la 208 GTi, plusieurs choses nous sautent tout de suite aux yeux. Commençons par l’excellente direction de l’engin, extrêmement souple et agile. Un vrai bonheur de fluidité et de manœuvrabilité. Cependant, après avoir scruté l’intérieur de la voiture, je ne remarque pas de bouton « Sport », ce qui sous-entend que cette direction très souple sera la même lorsque je souhaiterais attaquer plus fort. Nous y reviendrons.

Après quelques kilomètres de périphérique, je suis forcé de faire une accélération soutenue et rapide. Est-ce ma 208 qui fait ce joli bruit rauque? Je scrute les environs, seules quelques familiales et utilitaires. Et oui, la 208 GTi fait un très joli bruit, agréable à l’oreille, ni trop puissant, ni trop discret qui souligne une sportivité assumée.

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Sportivité

Passons désormais aux choses sérieuses, après quelques heures d’autoroute. La fatigue ne se fait pas encore sentir, profitons-en donc, pendant que la voiture est chaude, pour profiter des routes de campagne, parsemées de vignes et de bois. On enchaîne les rapports, le 1.6 THP de 200ch réagit parfaitement bien, le couple moteur est même surprenant tout comme le souffle de l’auto à régimes moyen et soutenu. Passez les 5000 tours/min, on a l’impression d’avoir la pleine puissance de la 208, on se demande même s’il est utile de monter jusqu’en haut, tant le régime est jusque-là entièrement satisfaisant !

Les virages s’enchaînent, les premières émotions et le sourire sont au rendez-vous. Dans une courbe en descente un peu grasse, je suis bluffé par le grip de l’auto, et des pneus Michelin qui l’équipent. La 208 GTi colle au pavé, mais peut-être trop. Le train arrière est cloué au sol, et tout le boulot se fait sur l’avant, très efficace. Un comportement qui n’est certes pas très joueur, mais qui a le mérite d’être sécurisant pour l’utilisateur lambda qui souhaite s’amuser sans se faire peur. Une tendance actuelle que l’on voit de plus en plus sur ce type de voiture, et qui, je pense est tout à fait légitime, pour ce type d’auto.

La direction souple que je redoutais dès mes premiers tours de roues, s’avère aussi précise que souple, ce qui ne gêne donc pas du tout le côté sportif de la GTi. Un très très bon point donc pour cette direction qui sait se montrer aussi agréable qu’efficace, à travers ce petit volant, qui est un réel bonheur de prise en main.

Les freins mordent véritablement, et scotchent la voiture à chaque freinage dégressif que l’on opère.

L’amortissement est beaucoup trop souple à mon goût, à moyenne et haute vitesse. Certes, une planche de bois n’est pas une solution, mais j’aurais aimé un amortissement plus ferme, en oubliant légèrement le confort, pour ressentir un comportement plus raide et donc plus sportif.

Cela ne sous-entend pas que la voiture oscille dans tous les sens et que son comportement est flou, mais simplement que la dose de fun ne sera pas assez forte pour les junkies du volant.

Le petit détail qui tue et qui fait tout autant de bien aux oreilles, que ce bruit d’échappement roque : le « pshhhht » de décompression du turbo à chaque changement de rapport. Fermez les yeux (NON SURTOUT PAS) et vous auriez presque l’impression d’être à bord d’une voiture du groupe B. J’ai bien dit presque !

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Cette 208 GTi est donc une vraie belle réussite, de la part de la marque au Lion, inscrivant une volonté de Peugeot de réaffirmer son âme de sportif. Malgré un léger manque de caractère, cette 208 est un bel hommage à la 205 GTi de notre enfance, sans pour autant être sa descendante directe.

Si vous souhaitez donc acquérir une citadine qui a du caractère, n’hésitez pas et foncez sur cette 208 GTi, qui saura vous procurer un sourire immense. Si toutefois vous souhaitez une citadine sportive plus racée, il faudra peut-être attendre la future 208 R et ses 240ch (non confirmé) pour venir chatouiller les moustaches des Mini John Cooper Works et Polo !

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