
Le projet MEDEA, fruit de la pensée du collectif Soundwalk est un véritable voyage sonore et visuel. Enregistré tout au long d’un périple de 2 mois à bord d’une goélette, MEDEA propose un univers multiforme aussi étrange qu’envoûtant.
Un projet original qui brouille les pistes entre fiction et réel
Initié par l’imagination de Stephan Crasneanscki et de 4 autres membres (Jake Harper, Simone Merli, Kamran Sadeghi et Dug Winnigham) de cet équipage d’explorateurs sonores des temps modernes, MEDEA est un périple autour de la Mer Noire sur les traces de Jason et les Argonautes. Suivant l’itinéraire des héros mythologiques d’autrefois, cette œuvre est élaborée à partir d’enregistrements d’ondes hertziennes ainsi que de fragments de voix et de sons récoltés au cours de la traversée. Le bateau doté d’un équipement de pointe a recueilli tout l’univers sonore d’un itinéraire qui nourrit les imaginaires depuis des millénaires.
Un résultat multi-format
Cette traversée a donné le jour à des créations et assemblages sonores inédits qui nourrissent et alimentent un concert-performance qui se tient ce soir au centre Pompidou (Paris) dans le cadre du programme des « Spectacles vivants ». (billets encore disponibles)

MEDEA c’est aussi un support éditorial qui fait écho à la pièce sonore, qui réunit des photographies de Stephan Crasneanscki et des textes d’Arthur Larrue. Ce livre/cd’s est un objet passerelle entre l’écrit et le son, l’ouïe et la vue.





Des promenades sonores qui intéressent les marques
Hors le projet MEDEA, Soundwalk est un collectif soutenu par de nombreuses marques comme LVMH, Chanel, Le Louvre, Puma, W Hotels ou encore Fauchon… En effet, ce collectif a inventé le concept de promenade sonore ; des promenades qui plongent les individus dans la vie d’un quartier, le guide vers des lieux secrets tout en leur donnant des infos sur les figures ou mouvements clés de l’endroit. Ces promenades bouleversent les comportements touristiques et la manière d’envisager l’interaction avec les lieux visités.
A partir d’un smartphone ou d’un baladeur mp3, l’utilisateur a droit à des ballades commentées par des « insiders », voire par des célébrités. Cela lui permet de se laisser diriger vers des expériences inédites, de se faire ouvrir les portes d’un quartier, de tchecker les bons spots tout en écoutant un son qui caractérise l’endroit ou le dernier artiste montant du quartier.
Des visites premium qui dessinent peut être les traits du guide touristique du futur !
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Le collectif Soundwalk n’a pas inventé la balade sonore qui est pratiquée, sous des formes diverses, depuis Muray Shaefer, Max Neuhaus (le premier à avoir parlé de soundwalk), Barry Truax, Westerkampf et d’autres artistes de l’école canadienne-Nord américaine. Ce concept d’écoute en mouvement (que l’on peut rapprocher de la déambulation pédagogiques d’Aristote et des errances situationistes de Debord) oscille entre une réalité à caractère écologique et une rêverie esthétique qui réinvente des paysages fictionnelles, parfois eux-même repris par les média radiophoniques ou électroacoustiques.
Merci pour ces précisions !