Vous avez la sensation de ressasser les mêmes débats de société ? Crise, pouvoir d’achat, stress au boulot, place de la femme, re-crise, éducation… En bref , vous « fucker » radicalement votre société. Faute de mieux, ça défoule.  Et si vous vous ouvriez à de nouvelles tendances sociétales impulsées dans d’autres pays ? Et si vous vous laissiez tenter par de nouvelles initiatives… au moins le temps d’un article ?

Entre nouvelle forme d’éducation, pause déjeuner dansante et  autres locations de fringues, les suédois ne manquent pas de démarches pour repenser leur quotidien.

Petit tour scandinave.

I – Fuck Gender : de la parité dans l’éducation

Egalia, école maternelle basée à Stockholm, propose une nouvelle forme d’enseignement scolaire dans lequel filles et garçons seraient traités à la même enseigne, sans distinction de sexe.

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Au menu :

- De nouvelles alternatives aux livres pour enfants qui donnent une représentation trop traditionnelle de l’homme et de la femme : exit « La belle au bois dormant » et autres contes de fées, place à l’histoire de la famille girafe qui adopte un bébé crocodile.

- Libre accès à toute sorte de jouets : si les garçons veulent jouer aux poupées, libre à eux.

L’objectif de cette nouvelle forme d’enseignement ?

 « Dans notre société, dès leur naissance, les enfants font l’objet d’attentes différentes selon qu’ils sont filles ou garçons. Cela les limite. Pour moi il n’existe pas de « monde pour les filles » ni de « monde pour les garçons » ».

Emilie Andersson, éducatrice chez Egalia.

Une initiative qui suscite débat. Peut–on bouleverser les habitudes à ce point ?

« Je ne pense pas que ça puisse être mauvais, mais c’est pour le moins naïf […]Lorsqu’il s’agit de questions profondément ancrées dans notre culture il faut des générations pour que les effets perdurent ».

Philip Hwang, professeur de psychologie, université de Göteborg.

 

II – Swinguer à la pause déjeuner

 Un petit groupe de Suédois a décidé de bouleverser les habitudes en lançant le LunchBeat : un club dansant… qui fait salle comble à l’heure de la pause déjeuner.

D’ailleurs une seule règle de mise : « If it’s your first lunch at Lunch Beat, you have to dance ».

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Annonçant des prix entre 10 et 15 euros selon l’évènement, cette tendance émergente a su trouver son public en passant de 14 invités à sa création (juin 2010) à plus d’une centaine à chaque  réunion mensuelle actuelle.

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Lunchbeat du 27 Septembre 2011

Une belle opportunité de « se défouler » entre les heures de boulot.

 III – Être modeuse et alter consommatrice à la fois

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Baisse de moral ? Soirée spéciale en perspective ? Toutes les excuses sont bonnes pour se permettre un après-midi shopping.

Mais après le plaisir d’avoir dépensé des sommes parfois astronomiques pour un « coup de cœur » vestimentaire que nous ne porterons qu’une fois ou deux… place aux remords.

Pourquoi ne louerions-nous pas certaines pièces vestimentaires, histoire de se faire plaisir et varier sa garde robe sans se ruiner ?

C’est le principe de la « Vétihtèque », lancée par Emilie Dahlström, Kim Jüllig Sedvall et Hanna Nyberg, trois suédoises qui se donnent pour mission de proposer « une alternative à la consommation de masse et un moyen de varier ses tenues ».

Verdict : un véritable succès puisque ces « Vétithèques » ouvrent partout en Suède. D’ailleurs un site est prévu dans les mois à venir.

Connus pour leurs initiatives sociales souvent prescriptices, les suédois ne manquent pas d’idées pour repenser leur quotidien : plus de parité dans la société, des moments pour se défouler, des opportunités de s’habiller sans se ruiner.

N’allons pas chercher dans cet article remède à tous nos maux sociétaux, mais  apprécions ces opportunités rafraîchissantes qui nous rappellent que beaucoup de démarches sont encore à créer pour ré-enchanter notre quotidien.